VI
Section VI · Les Fleurs du Mal
La Mort
6 poèmes · L'ultime espoir
« C'est la Mort qui console, hélas ! et qui fait vivre. »
La section finale du recueil est une méditation apaisée sur la mort comme seule issue. Après le spleen, les vices, la révolte, Baudelaire trouve dans la mort non pas le néant, mais une forme d'espoir ultime — la promesse d'un pays nouveau, d'un idéal enfin accessible.

Le Voyage, dernier poème du recueil, est le testament poétique de Baudelaire. La mort y devient voyage vers l'inconnu, vers ce « fond de l'Inconnu pour trouver du nouveau » — la seule frontière que l'ennui ne peut atteindre.
6
Poèmes
VI
Section
1857
Publication
Poèmes emblématiques
Poème CXXI
La Mort
des amants
Nous aurons des lits pleins d'odeurs légères,
Des divans profonds comme des tombeaux,
Et d'étranges fleurs sur des étagères,
Écloses pour nous sous des cieux plus beaux.
Poème CXXII
La Mort
des pauvres
C'est la Mort qui console, hélas ! et qui fait vivre ;
C'est le but de la vie, et c'est le seul espoir
Qui, comme un élixir, nous monte et nous enivre,
Et nous donne le cœur de marcher jusqu'au soir.
Poème CXXVI
Le Voyage
Pour l'enfant, amoureux de cartes et d'estampes,
L'univers est égal à son vaste appétit.
Ah ! que le monde est grand à la clarté des lampes !
Aux yeux du souvenir que le monde est petit !
Autres sections
Section I
Spleen et Idéal
Section II
Tableaux Parisiens
Section III
Le Vin
Section IV
Fleurs du Mal
Section V
Révolte